Lettre de Paris à Rennes - PURE BLACK STUDIO
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Le télétravail & nous, une longue histoire.

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Lettre de Paris à Rennes

Texte Lucile BRASSET
Illustration Camille MANSUY

Chère Rennes,
Ta lettre m’a touchée. C’est rare que l’on ose m’aborder si directement, et je dois avouer que cela a bousculé mon ego trop souvent chouchouté. Je te laisse ton titre de capitale française du rock, j’en ai bien d’autres à mon actif. Et je suis heureuse d’entendre que cet ADN musical perdure. Je connais de réputation tes salles de concerts. C’est toujours un crève-cœur quand nos temples de la musique ferment et un immense bonheur de les voir rouvrir.

Ma musique c’est celle des chansons populaires de Piaf, Brel, Aznavour et tant d’autres, des music-halls et des concerts à L’Olympia, La Cigale, Le Trianon ou Le Bataclan. Mes salles mythiques au passé glorieux, parfois tragique, ont eu plusieurs vies, s’adaptant à la culture populaire d’une époque à l’autre. Perché en haut de sa butte, le quartier Montmartre que j’aime tant comptait, il y a près de deux siècles, une douzaine de moulins (le savais-tu ?). Le plus célèbre est devenu bien sûr le royaume du french-cancan qu’on ne nomme plus. Je perçois parfois, au détour d’une de ses rues pavées, les douces mélodies de Yann Tiersen accompagnant les élucubrations d’Amélie Poulain. « Les temps sont durs pour les rêveurs… ». Je m’égare.

Dans ce quartier rural en pleine ville se dresse, fière, L’Élysée-Montmartre. Au début du XIXème siècle, ce n’est qu’une simple ginguette puis une salle de bal en vogue. Au 72 boulevard Rochechouard se côtoie avec humeur la bonne société parisienne venue échanger quelques pas de quadrille et de french cancan. Après la Seconde Guerre mondiale, les folles envolées laissent place aux combats de muscles : la salle se transforme en ring de boxe et de catch. Ce n’est que dans les années 90 qu’elle devient un haut-lieu de concerts et accueille nombre de stars françaises et internationales : David Bowie, Les Béruriers Noirs, Alain Bashung, Iron Maiden, Ten Years After, Nick Cave and The Bad Seeds et Cocteau Twins, entre autres, y laissent à leurs fans des souvenirs mémorables.

Un terrible incendie en 2011 dresse un voile noir sur deux siècles de fête. À mon grand soulagement, la salle renaît de ses cendres quelques années plus tard, et avec elle l’énergie folle d’un passé inoubliable. Elle a su garder, avec ses hautes volutes en fer forgé, son âme d’antan. On entendrait presque les chaussures des dames joliment vêtues, claquer sur le parquet ciré. Je me lève, tirée à quatre épingles comme toujours, avec l’espoir que brillent encore longtemps ici, en Bretagne ou ailleurs, ces lieux chargés d’histoire, passeurs de notre patrimoine musical. Je te renvoie l’invitation, je suis un peu overbookée mais toujours disponible pour accueillir mes amis provinciaux.

Bons baisers très chère,

Paris.

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