Lettre de Nantes à Rennes - PURE BLACK STUDIO
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Lettre de Nantes à Rennes

Texte Lucile BRASSET
Illustration Camille MANSUY

Chère Rennes,
Nous ne sommes pas si loin l’une de l’autre, et n’est pas si lointain le temps où nous étions réunies au sein du même étendard breton. Je garde ce passé avec fierté et ce caractère revendicateur dans mes entrailles. Nous sommes sœurs, et nous sommes encore aujourd’hui terres d’accueil et d’émergence d’artistes de talents. Pourtant, je me sens toujours piquée au vif lorsque j’entends des mélomanes te citer comme « véritable capitale du rock ». Je ne veux pas t’enlever ton titre, loin de là. Mais j’ai aussi eu mes heures de gloire.

Le 29 avril 1962, rappelle-toi, des familles bourgeoises sont confortablement installées aux salons Mauduit où se joue un concours d’accordéon. Résonnent alors dans la salle des riffs de guitare électrique qui marquent le début de l’histoire du rock nantais. Les premiers musiciens jouent dans des bals qui accueillent les vedettes de l’époque. Ils se forment durant ces concerts d’une durée interminable. Très vite, je vois émerger de très bons groupes. Tu avais Marquis de Sade dans les années 80 et une véritable identité musicale certes, mais j’avais Tequila, Ticket, Picasso y Los Simios… Savais-tu d’ailleurs que Philippe Katerine avait pour habitude de s’installer dans un bar face à la salle de répétition du groupe ? Il écoutait avec curiosité les sons provenant de la bouche d’aération.

De 1980 à 1985, je vois éclore plus d’une centaine de groupes. Ils se produisent au Floride, où résonnent encore aujourd’hui le doux son du rock alternatif, à l’Olympic, qui a accueilli La Mano Negra, Muse, Rammstein… Cette salle, où Jacques Demy a projeté en avant-première son film Lola, est devenue un lieu de résidence pour la musique et la danse.

J’attire l’attention mais je manque de structures pour accompagner ces talents. Puis, grâce à la politique culturelle ambitieuse du maire Jean Marc Ayrault naît Trempolino, un projet qui accompagne le développement des artistes. Arrive aussi la voix enveloppante de Dominique A, qui résonne bien au-delà du Garage hermétique, son studio d’enregistrement fétiche. Son succès – puis celui de tant d’autres – inspire les générations suivantes dans une vague plus electro-pop : C2C, Christine and the Queens, Elephanz, Pony Pony Run Run… Aujourd’hui, je suis un vrai vivier pour la scène musicale française. Je ne lâche pas mes artistes, je les présente au sein de lieux comme Stereolux et des festivals comme Scopitone et je peux brandir fièrement cet étendard musical nantais.

Pour que vive à jamais le rock’n’roll,

Ta voisine Nantes.

Pour aller plus loin
Texte librement inspiré du documentaire 60 ans de rock nantais, de Samuel Petit.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/emissions/qui-sommes-nous-1/documentaire-rock-quelques-histoires-nantaises

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