L'étonnante révolution narrative, esthétique et écologique de The Mandalorian - PURE BLACK STUDIO
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L’étonnante révolution narrative, esthétique et écologique de The Mandalorian

Texte Laure MAUD
Sélection des visuels & vidéos Laure MAUD

La première saison de la série The Mandalorian est la meilleure surprise à mon goût que nous ait livré le studio Lucasfilm depuis Solo: A Star Wars Story. Cette saison au casting particulièrement riche et à la plastique exceptionnelle renoue avec l’esprit fantastique, déglingué, farfelu et décomplexé des deux premiers opus de Star Wars révélés en salles en 1977 et 1980. La production de cette première saison est également porteuse d’une très bonne nouvelle : c’est l’avènement d’une technologie comportant un progrès important en matière d’éco-responsabilité des modes de production audiovisuelle.

De retour sur Tatooine, l’Empire disloqué a laissé la place à l’anarchie. Les chasseurs de prime errent tour à tour dans une bourgade poussiéreuse et désossée et dans des paysages désertiques d’une beauté à couper le souffle… tous créés numériquement et projetés via des écrans LED sur le plateau du tournage. Les héros se mélangent aux anti-héros, les scènes d’action aux scènes contemplatives, le tout dans un capharnaüm réjouissant – voire jouissif – qui sent bon l’aventure et le cambouis.

J’ai regretté que la seconde saison ait perdu la magie de la première. Je me suis même ennuyée. C’est avec un peu de nostalgie que je vous propose de revenir sur les magnifiques illustrations habillant les génériques de fin des épisodes de la première saison de The Mandalorian. Cette œuvre collective est signée par les illustrateurs Doug Chiang, Ryan Church, Jama Jurabaev, John Park, Christian Alzmann et Nick Gindraux.

Trop souvent déçue par les bandes-annonces qui : soit révèlent trop l’intrigue, soit assomment le spectateur avec des voix off et des effets sonores en complet décalage avec la subtilité de l’atmosphère, des dialogues et de l’interprétation des films et séries, je prends l’habitude de ne plus les regarder. Curieuse de voir ce que cette série pouvait avoir de différent des opus de la saga Star Wars qui m’avaient tant ennuyée depuis Star Wars: Episode VI – Return of the Jedi, j’ai été littéralement happée par la toute première version de la bande-annonce de la première saison de The Mandalorian, « hantée » par la voix de Werner Herzog – plus connu pour son travail de réalisateur que son travail d’acteur -, et qui livre ici un texte profond avec le ton menaçant qu’il sait si bien adopter pour jouer les truands sans scrupules ni pitié aucune. Cette bande-annonce est en quelque sorte un objet cinématographique à part entière doué d’un charme venimeux.

The Mandalorian – première saison – avec Pedro Pascal, Gina Carano, Carl Weathers, Werner Herzog, Nick Nolte, Emily Swallow et Taika Waititi.

Voici une vidéo révélant les secrets de fabrication des décors absolument bluffants de The Mandalorian, tous créés numériquement et « offerts » aux acteurs et aux équipes techniques sur des écrans LED. C’est non seulement une révolution technique permettant un travail d’éclairage relevant de l’orfèvrerie. Mais surtout, ces projections sur écrans LED permettant aux différentes équipes créatives et techniques de pouvoir se projeter dans un décor réaliste, même si virtuel, plutôt que sur un fond vert. Enfin, c’est aussi une véritable révolution écologique dans le sens où les acteurs et les équipes techniques n’ont plus à prendre l’avion avec leur matériel lourd et encombrant, ceci afin de se déplacer dans différents pays pour y tourner des scènes dans des espaces sauvages extrêmement variés. Comme le dit l’un des joaillers ayant participé à la création numérique rendue dorénavant possible grâce à cette technologie : « Sky is the limit ».